Il y a un refus d'obtempérer toutes les 45 minutes en France
Les refus d'obtempérer sont devenus un véritable fléau sur la route. De plus en plus courants au cours des dernières années, ils ont connu l'an passé un léger repli. Toutefois, près de 70 faits sont recensés chaque jour en France, soit désormais un toutes les cinquante minutes

Ils ont beau diminuer en 2024, 24 900 refus d'obtempérer ont été enregistrés l'année dernière, soit une baisse de 2 % en un an. Si on peut se féliciter de cette diminution – quoique très légère, mais régulière depuis 2021, il n'en reste pas moins que ces actes de désobéissance sont toujours très courants sur nos routes et les chiffres font peur avec 70 faits par jour, soit un toutes les cinquante-cinq minutes.
Bien trop souvent, ils mettent en péril des citoyens ou des représentants des forces de l’ordre. La note officielle est formelle : « Près d’un refus d’obtempérer routier sur cinq est considéré comme un délit routier aggravé qui expose directement d’autres personnes à un risque de mort ou d’infirmité » : dans neuf cas sur dix, ces derniers mettent en danger d’autres usagers de la route, les policiers et gendarmes étant pris pour cibles dans 12 % des cas.
Qui sont les fautifs ?
Contrairement à ceux que certains pourraient penser, 84 % de personnes mises en cause en 2024 sont de nationalité française. « Pour le reste, 10 % sont des ressortissants de pays africains et les 6 % restant viennent de l’Union européenne, d'Asie et d'Amérique. 97 % des refus d’obtempérer routiers ont été commis par des hommes - une proportion stable depuis 2016 - et 74 % des personnes mises en cause sont âgées de moins de 30 ans.
De grandes disparités selon les départements
Cette étude du service statistique ministériel de la Sécurité intérieure (SSMSI) révèle également de fortes différences locales. Ainsi, en Guadeloupe et en Martinique, le taux de refus d’obtempérer moyen pour 10 000 habitants est de 7,7 contre 3,9 en moyenne dans l’Hexagone, sur la période 2021-2024. Le Vaucluse (6,3 pour 10 000 habitants) et la Seine-Saint-Denis (6,0 pour 10.000 habitants) sont les départements de métropole dans lesquels ont été constatés le plus grand nombre de refus. Plus globalement, ces refus d’obtempérer routiers sont plus fréquents dans les communes urbaines que dans les communes rurales. En 2024, sur le seul périmètre de la police nationale qui a enregistré la moitié des infractions.
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