Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    
Publi info

Métiers en tension, 18 000 postes à pourvoir dans les services de l’automobile

Alors que le gouvernement vint de publier la liste des métiers en tension, les services de l’automobile et de la mobilité déplorent 18 000 postes non pourvus. Malgré son dynamisme, le secteur manque de bras. Le point sur les métiers concernés et les opportunités d'emploi. 

Métiers en tension, 18 000 postes à pourvoir dans les services de l’automobile
Les métiers des service de l'automobile tardent à se féminiser par manque d'élèves dans les filières ©Maxppp
18 000 postes à pourvoir dans les métiers des services de l’automobile manquent de bras©MAXPPP

Le secteur des services de l’automobile et de la mobilité représente l’ensemble des activités autour de la vie d’un véhicule de sa sortie d’usine à son recyclage. La filière regroupe plus de 560 000 actifs en France autour des métiers de la vente, de la réparation et de l’économie circulaire. Créateur de 58 000 emplois nets en 2022, le secteur ne parvient pas à pourvoir tous les postes vacants. Le point avec Guillaume Faurie, délégué général de l'Association Nationale pour la Formation Automobile (ANFA).

Guillaume Faurie, délégué général de l'Association Nationale pour la Formation Automobile
Guillaume Faurie, délégué général de l'Association Nationale pour la Formation Automobile

Malgré un niveau élevé de jeunes en formation, la filière n’arrive toujours pas à pourvoir tous les postes. Comment l’expliquez-vous ?

Avec un peu plus de 73 000 jeunes en formation, dont plus de 40 000 en apprentissage, les effectifs de la rentrée en 2024 sont en augmentation. De ce point de vue c'est plutôt positif. Malheureusement cela ne suffit pas aujourd’hui à pourvoir les besoins. Nous avons une pyramide des âges défavorable avec beaucoup de personnes qui partent à la retraite. Nous avons également un problème d’image et d’attractivité. Quand on parle formation circulaire, les jeunes pensent casse auto. Ce n’est pas très valorisant. À nous de changer ces idées préconçues et de montrer l’évolution de nos métiers.

Pourtant la voiture prend aujourd'hui tous les atours de la high-tech. Technologie électrique, prédominance de la partie software, cela devrait séduire et attirer les technophiles ?

La part de nos jeunes en formation sensible à la technologie électrique et digitale reste assez marginale. Je peux surprendre en disant çà, mais nous sommes dans un secteur de passionné, encore très tourné moteur thermique. À nous de déconstruire les idées préconçues sur les voitures électriques  et leur technologie. Il faut par ailleurs se rendre compte que la motorisation électrique représente à peine 3 % du parc roulant en France. Et cela a un impact concret. Les jeunes quand ils choisissent leur formation, ils se dirigent plutôt vers une double compétence thermique et électrique car ces deux mondes vont coexister encore une vingtaine ou une trentaine d’années.

À combien évaluez-vous le nombre de postes à pourvoir dans le secteur ?

En 2022, un établissement sur cinq avait des besoins de recrutements qui n’ont pas abouti (+ 3 points par rapport à 2019, + 7 par rapport à 2017). Aujourd’hui nous estimons qu’il y a environ 18 000 postes non pourvus. Essentiellement dans la mécanique auto, des techniciens après-vente, des carrossiers peintres et des moniteurs d’auto-école. Et ces demandes touchent toutes les régions françaises.

Salaire moyen brut 38 000 €

N’y a-t-il pas également un frein dû à la durée des contrats et à la rémunération ?

Nous n’avons pas tant un problème de rémunération que d’attractivité et de faire savoir. Le salaire moyen brut sur le secteur des services de l’automobile est d’un peu plus de 38 000 €. C’est même davantage sur le secteur de la carrosserie peinture du fait de la rareté des candidats (Fédération des Centres de Gestion Agréés, le salaire moyen d'un carrossier est d'un peu moins de 4 000 € brut mensuel en moyenne selon la Fédération des Centres de Gestion Agréés NDLR). La grande majorité des contrats sont des CDI (80 % sur les métiers de l’administratif à 93 % pour les métiers de la vente).

Le grand public a souvent l’image de métiers pénibles très masculins, constatez-vous une féminisation des profils dans vos professions ?

Nous avons peut-être de nouveaux profils à convaincre. Je pense notamment à un public féminin. Aujourd'hui 23 % des effectifs de la profession sont féminins. Les femmes sont un peu plus représentées dans les fonctions commerciales ou administratives mais on a une vraie poussée sur les autres secteurs. En 2024, le nombre de filles inscrites dans des formations de carrosserie a crû de 25 %. C’est sûrement un axe sur lequel nous devrons porter notre attention et notre communication.

SPONSORISE

Toute l'actualité

Essais et comparatifs

Commentaires ()

Déposer un commentaire

Abonnez-vous à la newsletter de Caradisiac

Recevez toute l’actualité automobile

L’adresse email, renseignée dans ce formulaire, est traitée par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.

Cette donnée est utilisée pour vous adresser des informations sur nos offres, actualités et évènements (newsletters, alertes, invitations et autres publications).

Si vous l’avez accepté, cette donnée sera transmise à nos partenaires, en tant que responsables de traitement, pour vous permettre de recevoir leur communication par voie électronique.

Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduire une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL). Vous pouvez également retirer à tout moment votre consentement au traitement de vos données. Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : www.caradisiac.com/general/confidentialite/