

La première info du jour peut être considérée comme une bonne ou une exécrable nouvelle, selon que l'on soit persuadé que la voiture électrique est un feu de paille, ou que l'on croit en l'extinction des dinosaures à énergie fossile. Il semblerait en tout cas que les Français se soient majoritairement rangés du côté du pétrole, plutôt que des batteries, du moins pour le moment.
Interrogés par le cabinet d'études allemand Statista, 8 400 Français ont livré leur avis sur la voiture électrique au cours de l'été. À la question, toute simple, de savoir s'ils allaient acheter un VE, sans échéance de prix ni de date, 81 % d'entre eux ont répondu non, sans ambiguïté. C'est beaucoup, et surtout, c'est beaucoup plus que l'ensemble des pays que l'institut a sondé. Évidemment, les Norvégiens sont en tête de ce classement des électro enthousiastes, avec un score de 40 %. Mais les Suisses, comme les Danois, les Canadiens et les Chinois sont plus positifs que nous envers cette nouvelle technologie. Quid des Américains que l'on imagine les plus électro sceptiques du monde avec leurs gros pick-up V8 ? Ils font mieux que nous et sont 22 % à vouloir basculer.
Du coup, ce bonnet d'âne interroge. Qu'est ce qui pousse les Français à tant de réticence ? Le manque d'autonomie, les prix élevés, les infrastructures de recherche trop peu nombreuses ? Les étrangers, plus enthousiastes, sont confrontés aux mêmes obstacles.
Serait-ce le côté "gaulois réfractaire" d'une nation qui se construit souvent dans l'opposition et qui serait moins sensible à l'innovation qu'une autre ? Peut-être. Reste qu'un pays qui dispose d'une puissante industrie automobile, ne saurait être que déboussolé par l'électrique, lorsque l'un de ses patrons (Carlos Tavarès en l'occurrence) est lui-même réticent, entraînant derrière lui toute la filière, du PDG au concessionnaire..
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