Citroën XM
Dates clés
- Commercialisation : mai 1989 à juillet 2001 - Restyling : juillet 1994 - Version break : août 1991 à juillet 2001
En bref
Aux yeux de certains, elle a été la dernière "vraie" grande Citroën, avec non seulement la suspension hydropneumatique si chère à la marque, mais aussi un style tranché, qui appartient à elle et… à elle seule. Il est vrai que la grande familiale C 5, même si elle reprend en partie le schéma technique assez original de son aînée, ne peut lui ravir la palme de l'originalité esthétique. Il faudra attendre 2006 et l'avènement de la berline routière C 6 Pour revoir Citroën œuvrer à la fois dans le domaine de l'originalité technique et de la singularité visuelle. En attendant, cette "ancienne" XM reste appréciée de quelques inconditionnels de la marque. Mais elle peut aussi être acquise par des conducteurs assez étrangers à l'univers Citroën mais trouvant là une berline peu commune, très vaste et vendue à de tarifs plancher.
Caradisiac a aimé
- L'habitabilité
- Le confort de suspension
- Les qualités routières
- L'équipement en fin de carrière
Caradisiac n'a pas aimé
- La position de conduite
- L'ergonomie
- L'image vieillotte
Nos versions préférées
- 2.0 16S VSX
- D12 TURBO VSX
Qualités et défauts
Ce qui peut vous tenter
- La place à bord : généreuse
- Le confort à l'arrière : outre l'espace important pour étendre les jambes, les passagers disposent d'une banquette confortable et d'une largeur aux coudes qui permet de tenir à trois sans être exagérément serrés.
- La suspension hydropneumatique : elle procure un confort souple et des sensations appréciées par les amateurs de la marque. Elle est ici associée à une gestion électronique qui rend ses réactions plus fines (système Hydractive). A partir du restyling, la suspension Hydractive passe en seconde génération et améliore ses prestations dynamiques sur la première version.
- Les qualités routières : bon équilibre sur la route en toutes circonstances. La voiture soufre peu de la mauvaise qualité des revêtements au sol.
- Le break (baptisé Evasion) : il est particulièrement vaste, avec un compartiment arrière très largement dimensionné et même un pavillon rehaussé, qui permet d'accroître d'une dizaine de centimètres la hauteur utilisable. Le seuil de chargement est suffisamment bas. Sur le break, la suspension à niveau constant prend toute sa valeur, en préservant et le confort et les qualités routières de la voiture.
- L’équipement : il est très complet sur les versions Ambiance et plus encore Exclusive, ainsi que sur les modèles restylés à partir de juillet 1994. Seules les premières versions siglées Présence puis séduction sont plus pauvres en équipement.
Ce qui peut faire hésiter
- La position de conduite : elle est assez particulière et oblige à avoir les genoux trop près du volant.
- La commande de la boîte de vitesses manuelle : elle manque de douceur et surtout de rapidité.
- La pédale de frein : en tout début de course, elle reste sans répondant. Puis elle devient ensuite tellement sensible qu'il s'avère très difficile de doser le freinage. Peu agréable en situation de surprise : une action un tant soit peu soudaine sur la pédale provoque un ralentissement trop brusque et trop intense. Dans ces conditions, l'ABS est bien utile pour éviter toute surprise désagréable.
- L’ergonomie de ses commandes : beaucoup d’implantations irrationnelles.
- La commande de frein à main : vraiment peu pratique.
Budget
Achat / Cote :
Aujourd'hui, les prix sont très bas, étant donné l'ancienneté du modèle et les kilométrages souvent importants accumulés par les premiers utilisateurs. Les versions à essence, très difficiles à revendre, sont le plus souvent bradées, y compris les V6 richement équipées. Les breaks, très rares, conservent leurs adeptes et se revendent, eux, à des niveaux de prix soutenus, tout au moins lorsqu'il s'agit de versions diesel.
Consommation :
Aucune version n'est spécialement économique. Appétit assez soutenu des 4 cylindres essence, exagérément augmenté sur la 2.0 turbo CT. Les V 6 sont ouvertement gourmandes. Les diesels réputées sobres à leur sortie affichent des niveaux de consommation qui, aujourd'hui, n'apparaissent plus tellement frugales, notamment la 2.5 TD qui peut même être qualifiée de gourmande.
Assurance :
Prix très limités, d'autant que vous n'aurez pas avantage à souscrire la garantie vol.
Prix des pièces :
Prix moyens dans l'ensemble pour un modèle de cette catégorie.
Entretien :
Visites d'entretien tous les 7 500 à 15 000 km (et tous les ans au maximum si le kilométrage limite n'a pas été atteint). Courroie de distribution à remplacer tous les 120 000 km.
Fiabilité
Description :
Comme beaucoup de Citroën, la XM est née imparfaite : ses débuts de carrière ont été gâchés par d'innombrables faiblesses et dysfonctionnements. Cette voiture assez avant-gardiste dans ses fonctions de confort a non seulement pêché par des soucis de faisceau électrique et de connecteurs, mais aussi par de nombreux défauts issus d'une mise au point imparfaite. Deux ans et demi après son lancement, Citroën a lancé une vaste campagne de remise à niveau de façon plus ou moins transparente pour les utilisateurs. Mais les modifications apportées aux voitures déjà roulantes ont été nombreuses. Ceci étant, ces modèles de tout début de carrière ne se retrouvent plus guère aujourd'hui sur le marché, et ce sont les versions du "gras" de la carrière du modèle qui se retrouvent à la vente. Eux affichent une sûreté de fonctionnement moyenne et, globalement, le budget d'utilisation d'une XM tend à augmenter sensiblement à partir de 130 000 km, en raison d'une multitude d'interventions, petites ou plus substantielles, à opérer.
Pannes lourdes ou immobilisantes :
- Mise en route. Incidents au bout de 3-4 ans sur les systèmes anti-démarrages par code : les touches chiffrées deviennent inopérantes. Peut empêcher la mise en route du moteur. Solution possible : déconnecter cet antivol à clavier. Mais, par la suite, cela peut occasionner quelques perturbations électroniques qui, à leur tour, empêchent le démarrage.
- Mise en route. Sur les modèles fabriqués entre juillet 1996 et mai 1997, risque de non-fonctionnement. Causé par un problème sur la gaine de protection du faisceau électrique.
- Moteur 2.0 turbo-essence (145/150 ch). Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1998, défaillance du turbo fréquente passé 100 000 km.
- Moteur V6. Sur les modèles fabriqués jusqu'en janvier 1991, risque de panne d’allumage. Une première amélioration, partielle, a été apportée en usine en décembre 1989 : nouveaux connecteurs sur le faisceau électrique. Amélioration définitive en janvier 1991 : nouveaux connecteurs sur le détecteur de cliquetis et le papillon de gaz.
- Moteur V6 24 soupapes. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1994, fragilité des arbres à cames, risque de casse. Entraîne la casse du moteur.
- Moteur 2.1 TD. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1990, risque de casse du turbo. Faiblesse identifiée, mais restant assez rare.
- Moteur 2.1 TD. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1993, risque de grippage du galet tendeur de la courroie de distribution. Entraîne un décalage de la courroie et, si le moteur continue de fonctionner ainsi, un dommage à la culasse. Assez rare. Survient surtout sur les voitures effectuant de faibles kilométrages (moins de 15 000 km/an).
- Moteur 2.5 TD. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juin 1996, possible incident sur les chambres de pré-combustion. Ce qui peut nécessiter un remplacement de culasse ou de moteur.
- Boîte de vitesses. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1990, apparition progressive de bruits, bourdonnements, rapports qui sautent, surtout sur versions 2.0.
- Boîte de vitesses. Sur les modèles fabriqués jusqu'en février 1991, problème sur la 5ème vitesse à partir de 70 000 km . Causé par l'usure de l’arbre supportant le pignon : le pignon se met à tourner dans le vide. D’où bruit métallique, et 5ème devenant inopérante.
Autres pannes ou faiblesses :
- Moteur 2.0 à essence à carburateur (115 ch). Sur les modèles fabriqués jusqu'en mars 1991, à-coups. Causé par la carburation. Deux améliorations ont été apportées en usine : adoption d'un nouveau carburateur 'décembre 1990), refroidissement du carburateur amélioré (mars 1991).
- Moteur 2.0 à essence à carburateur (115 ch). Sur les modèles fabriqués jusqu'en février 1991, à- problème de starter automatique.
- Moteur 2.0 à essence à injection (130 ch). Sur les modèles fabriqués jusqu'en juin 1990, fonctionnement heurté. Causé par une défaillance de l’allumage et de la gestion électronique. Juin 1990 : adoption en usine de nouveaux connecteurs et nouvelle injection Magneti Marelli.
- Moteur 2.0 turbo-essence (145 ch). Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1994, à-coups marqués à l’accélération. Résolu sur les versions 150 ch : nouvelles têtes de pistons et nouvelle gestion électronique.
- Moteur V6. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1994, régulation heurtée, à-coups. Causé par l'aléa de gestion électronique du moteur. Une première amélioration, partielle, a été apportée en usine en juillet 1991. Nouvelle amélioration en juillet 1994.
- Moteur V6 24 soupapes. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1995, perturbations de la gestion électronique. Souvent causés par des problèmes de mise à la masse. Le fil qui relie le + batterie au moteur est à repositionner ou à remplacer.
- Moteur 2.1 TD. Sur les modèles fabriqués jusqu'en octobre 1990, la pompe à gazole peut provoquer l’affolement du moteur au démarrage.
- Moteur 2.5 TD. Sur les modèles fabriqués jusqu'en mars 1995, fumée noire à l’échappement, à-coups. Une première amélioration, partielle, a été apportée en usine en octobre 1994. Amélioration définitive en mars 1995 : électrovanne modifiée.
- Refroidissement. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1991, fuites sur le circuit de refroidissement.
- Embrayage. Sur les versions diesels fabriquées jusqu'en octobre 1990, broutement au démarrage.
- Embrayage. Sur les modèles fabriqués jusqu'en janvier 1993, le mécanisme devient de plus en plus dur au fil des kilomètres.
- Embrayage. Sur les versions diesels 2. TD fabriquées jusqu'en juillet 1997, broutements au démarrage.
- Direction. Sur les modèles fabriqués jusqu'en février 1991, irrégularités d'assistance, défaillances de la régulation d’assistance. Remède : pompe d'assistance à remplacer.
- Système Hydraulique. Sur les versions à suspension Hydractive fabriquées jusqu'en juillet 1991, baisse assez rapide de pression dans le circuit hydraulique. Causé par un problème sur l’accumulateur principal.
- Suspension Hydractive. Sur les modèles fabriqués jusqu'en octobre 1990, passage inopiné en mode “Sport”. Causé par un problème électrique.
- Train avant. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1994, bruit de train avant à partir de 60 000 km. Causé par le mauvais vieillissement de la biellette de barre stabilisatrice.
- Train arrière. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1992, usure des roulements des bras de suspension à partir de 80 000 à 100 000 km.
- Freinage ABS. Sur les modèles fabriqués jusqu'en septembre 1989, le calculateur d’ABS peut se montrer défaillant : plus de régulation d'antiblocage des roues, et allumage simultané du témoin d'ABS au tableau de bord.
- Freins Longévité assez faible des plaquettes : environ 25 000 km à l'avant et 40/50 000 km à l'arrière. Amélioration de l'endurance des plaquettes avant depuis avril 1999.
Aspect extérieur :
- Portières. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1991, les portières sont parfois mal alignées.
- Hayon. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1993, il est parfois mal aligné.
- Peinture. Sur les modèles fabriqués jusqu'en septembre 1989, la peinture s'écaille sur le becquet.
- Serrures. Sur les modèles fabriqués jusqu'en décembre 1989, elles sont mal protégées en cas de gel. D’où un mauvais fonctionnement dès que la température descend en dessous de 0°C.
- Enjoliveurs de roues. Trop débordants, ils présentent une forte vulnérabilité aux rayures.
- Jantes alu. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1992, très forte tendance à l'oxydation. Cette altération de surface se retrouve, mais en moins marquée, sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1994.
- Joints. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1990, les joints sont mal fixés sur les portières et le hayon.
- Joints. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1994, les baguettes en caoutchoucs situées en bas des vitres se déforment avec l'âge.
Finition intérieure :
- Entrée d'air. Sur les modèles fabriqués jusqu'en mars 1990, un courant d’air provient de la base des déflecteurs fixes sur les vitres avant.
- Garnissages de portières. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juin 1996, déformation du haut des contre-portes au-delà de 5 ans.
Dysfonctionnements électroniques/fonctions à bord :
- Feux arrière. Défaillances assez fréquente des ampoules.
- Feux Stop. Risque de non-fonctionnement. Causé par la défaillance du contacteur de feux stop.
- Eclairage intérieur. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1990, les contacteurs de plafonniers sont souvent défaillants, ce qui prive de l'allumage du plafonnier à l'ouverture des portières.
- Climatisation. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1991, nombreux caprices de fonctionnement. Origine souvent électrique : tableau de commande (mauvais contacts), faisceau électrique, voire éléments du circuit de réfrigération.
- Climatisation. Aléas de fonctionnement sur les climatisations régulées. Causés par des problèmes électroniques, sur les capteurs et/ou les connecteurs. Quelques défaillances en particulier sur les contacts situés derrière le tableau de commandes.
- Climatisation. Fuites sur le circuit de réfrigération.
- Ordinateur de bord. Modèles 89 à 91 : affichage d’informations inexactes.
- Lève-vitres. Sur les modèles fabriqués jusqu'en septembre 1989, fonctionnement perturbé. Causé par de mauvais contacts sur boutons de lève-vitres.
- Sièges électriques. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juillet 1990, panne ou mauvais fonctionnement. Causé par des faux-contacts.
Rappel de rectification en concession :
- Système Hydraulique. Sur les versions diesels fabriquées jusqu'en juillet 1991, fragilité d’une durit métallique par les vibrations. Rappel en septembre 1991 : nouvelle fixation et déplacement de la poulie de la pompe.
Après-Vente :
Meilleures versions
En essence : 2.0 16S VSX
En diesel : D12 TURBO VSX
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